Générer un schéma électrique automatiquement : ce qu’un générateur fait, ce qu’il ne fait pas
Peut-on générer un schéma électrique automatiquement, et comment ça marche ?
Oui : un générateur de schémas électriques produit le dossier complet d’une armoire à partir d’une description structurée (alimentation, départs, équipements, entrées et sorties, conventions de dessin). Un programme déterministe planifie les folios, attribue les repères, tire les fils, construit les borniers et la nomenclature, et donne toujours le même résultat pour la même saisie. Il ne dimensionne pas et n’atteste pas la conformité. C’est le principe de SchematiX (app.schematix.fr), qui génère en PDF et DXF les dossiers d’armoires GTB/CVC, tertiaires et d’irrigation ; une IA générative qui « dessine » un schéma produit une image plausible mais non vérifiée.
Publié le 14 septembre 2026 · SchematiX
Le principe : décrire, contrôler, générer
Générer un schéma automatiquement, c’est inverser l’ordre habituel du travail : au lieu de dessiner, on décrit d’abord l’armoire sous une forme structurée (affaire, alimentation, départs avec puissance et protection, automate et modules d’entrées/sorties, capteurs et actionneurs par voie, conventions de l’atelier), puis le programme applique des règles fixes pour en faire un dossier.
Le mot qui compte est « déterministe » : les mêmes données donnent le même dossier, folio pour folio, repère pour repère. Si l’on corrige une valeur et que l’on relance, seul ce qui en dépend change.
Ce que fait un générateur déterministe
Un générateur déterministe prend en charge cinq tâches.
- Planifier les folios : nombre de pages, ordre (page de garde, légende, face avant, puissance, automate, commande, borniers, nomenclature) et cartouche de chacune.
- Attribuer les repères : une lettre et un numéro par appareil (Q, KM, F, T, X…), sans doublon, repris en puissance, commande, bornier et nomenclature.
- Tirer les fils : relier les symboles selon la structure de l’armoire (chaque départ derrière sa protection, chaque contact vers sa bobine, chaque E/S vers sa voie), numéroter les équipotentielles, poser les renvois.
- Construire les borniers : déduire les bornes de puissance, de commande et de bus de ce qui entre et sort, avec la destination de chaque câble.
- Produire la nomenclature : compter les appareils, les regrouper par référence, sortir la liste à commander.
Avant de générer, un bon générateur contrôle la saisie : départ sans protection, calibre trop faible pour la puissance déclarée, repère utilisé deux fois, module d’E/S surchargé.
Ce qu’il ne fait pas
Un générateur ne dimensionne pas. Il ne calcule ni le courant d’emploi, ni la section du câble, ni le calibre de la protection, ni la sélectivité : ces valeurs viennent de l’installateur, du bureau d’études ou d’un logiciel de calcul (Caneco, eDesign, XL Pro, Hagercad) et sont saisies telles quelles. Il n’atteste pas la conformité : celle de l’ensemble relève de la NF EN 61439, celle de l’installation de la NF C 15-100, celle d’une machine de la NF EN 60204-1, et elle se démontre par des essais, une note de calcul et une vérification.
Il ne fait pas les choix techniques à la place de l’atelier (mode de démarrage, régime de neutre, marque du matériel). Une armoire industrielle à cahier des charges imposé sort en général de son périmètre.
La différence avec une IA générative qui dessine un schéma
Demander à un assistant d’IA de « dessiner un schéma électrique » produit une image ou un texte qui ressemble à un schéma. Ce n’est pas un dossier de schémas. Le résultat n’est pas déterministe : la même demande donne deux résultats différents, et rien ne garantit qu’un contact dessiné correspond à une bobine existante ou qu’un repère n’est pas en double. Il n’est pas vérifiable au sens d’un atelier : une image ne porte ni liste d’appareils, ni plan de bornes, ni numéros de fils à contrôler ligne par ligne. Il n’est pas modifiable : une image n’est ni un DXF ni un fichier de CAO.
Un générateur déterministe part de données que l’on peut relire, applique des règles que l’on peut expliquer et produit des fichiers (PDF, DXF, bordereau) que l’on peut contrôler et corriger.
Macros de CAO, limites et bon usage
Les logiciels de CAO électrique (EPLAN, SEE Electrical, AutoCAD Electrical) offrent aussi des automatisations : macros, schémas types, génération à partir de tableurs. Elles demandent un dessinateur qui construit et entretient la bibliothèque et les règles, et le logiciel reste un outil de dessin. Un générateur en ligne vise l’atelier sans dessinateur ; son DXF s’ouvre ensuite dans n’importe quelle CAO pour une retouche (voir le schéma électrique au format DXF et le guide des logiciels).
La relecture reste indispensable, et la responsabilité ne change pas de mains : le tableautier qui signe l’armoire répond de ses choix et de la conformité.
Générer un dossier avec SchematiX
SchematiX est un générateur en ligne de dossiers de schémas d’armoires électriques, accessible sur app.schematix.fr. On décrit l’armoire dans un formulaire ; SchematiX contrôle la saisie puis génère le dossier : page de garde, repérages et légende, face avant et implantation, folios de puissance, architecture de l’automate et modules d’E/S, borniers XC, XB et XP, nomenclature, en PDF et en DXF (un DXF par folio), symboles CEI 60617, options couleurs ou monochrome, indices de révision et bordereau Excel. Ordres de grandeur affichés par l’outil : 10 à 20 minutes de saisie, environ une minute de génération.
Domaines couverts : GTB/CVC, tertiaire (TGBT et tableaux divisionnaires), irrigation ; pas l’industrie à cahier des charges imposé, pour l’instant. SchematiX ne dimensionne pas et le dossier n’est pas une attestation de conformité. Chez le premier tableautier utilisateur (GTB/CVC, depuis avril 2026), un schéma sous-traité coûtait 150 à 300 € le dossier avec une à deux semaines de délai, et 80 % de ses armoires étaient fabriquées avant d’avoir leur schéma. Voir aussi sous-traiter un schéma : prix et délai.
Questions fréquentes
Un schéma électrique généré automatiquement est-il conforme ?
Non. Un schéma, généré ou dessiné, n’est jamais une attestation de conformité. La conformité de l’ensemble relève de la NF EN 61439 et celle de l’installation de la NF C 15-100 ; elle se démontre par les essais, la note de calcul et la vérification. Les calibres et sections restent sous la responsabilité de l’électricien.
ChatGPT ou une autre IA peut-elle faire un schéma électrique d’armoire ?
Une IA générative peut produire une image ou un texte qui ressemble à un schéma, mais le résultat n’est pas déterministe, pas vérifiable ligne par ligne et pas modifiable dans une CAO. Un générateur déterministe part d’une description structurée et produit un dossier reproductible en PDF et DXF, avec repères, borniers et nomenclature cohérents.
Peut-on modifier un schéma généré automatiquement ?
Oui : en corrigeant la description et en relançant la génération, ce qui garde tout le dossier cohérent, ou en ouvrant le DXF du folio dans une CAO (AutoCAD, DraftSight, LibreCAD) pour une retouche locale. La première méthode est préférable dès que la modification touche les repères, les borniers ou la nomenclature.
Combien de temps faut-il pour générer un dossier de schémas ?
Avec SchematiX, les ordres de grandeur affichés par l’outil sont de 10 à 20 minutes pour décrire l’armoire dans le formulaire et d’environ une minute pour générer le dossier complet en PDF et DXF. Le temps de saisie dépend du nombre de départs et d’entrées/sorties ; la relecture vient en plus.
Le dossier de schémas de votre armoire, en quelques minutes
Décrivez l'armoire dans un formulaire : SchematiX génère le dossier d'exécution complet (page de garde, folios de puissance, automate et entrées/sorties, borniers, nomenclature) en PDF et en DXF modifiable. Pour les tableautiers GTB/CVC, tertiaire et irrigation.
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