schematiX

Accueil / Guides / Schéma d’armoire électrique CVC et GTB : ce qu’il faut représenter et comment le construire

Schéma d’armoire électrique CVC et GTB : ce qu’il faut représenter et comment le construire

Comment faire le schéma électrique d’une armoire CVC ou GTB ?

La réponse courte

Le schéma d’une armoire CVC ou GTB (chauffage, ventilation, climatisation ; gestion technique du bâtiment) représente d’un côté la puissance des équipements pilotés (ventilateurs de CTA, pompes de chaufferie, batteries électriques, registres et vannes motorisés) et de l’autre la régulation : le régulateur ou l’automate, ses modules d’entrées/sorties avec l’affectation de chaque sonde et de chaque commande, le bus de terrain et la passerelle vers la GTC. La particularité de ces armoires est le grand nombre d’entrées/sorties pour peu de puissance : le dossier se construit à partir de la liste des points, pas à partir des départs.

Publié le 14 septembre 2026 · SchematiX

Ce qui distingue une armoire CVC ou GTB

Une armoire CVC ou GTB pilote plus qu’elle n’alimente. Ses départs de puissance sont peu nombreux et de calibre modeste (des ventilateurs, des pompes, parfois une batterie électrique), mais elle rassemble des dizaines de points : sondes de température, pressostats, retours de marche, défauts, commandes de vannes et de registres. Le cœur du dossier est donc le régulateur (ou l’automate) et ses modules d’entrées/sorties, avec la liste des points. S’ajoutent la GTC (gestion technique centralisée, la supervision qui regroupe plusieurs armoires) et le bus qui y relie l’armoire.

Une CTA (centrale de traitement d’air) ventile, chauffe, refroidit et filtre l’air d’un bâtiment ; une chaufferie produit l’eau chaude et la distribue par des pompes.

Les départs de puissance d’une CTA et d’une chaufferie

Les folios de puissance d’une armoire CVC listent chaque moteur et chaque résistance avec sa protection. Pour une CTA : le ventilateur de soufflage et le ventilateur de reprise, le plus souvent pilotés par un variateur de fréquence, la batterie électrique de chauffe par étages avec ses contacteurs, les pompes des batteries chaude et froide, les registres motorisés. Pour une chaufferie : les pompes primaires et secondaires, les circulateurs, le brûleur ou la chaudière, les vannes de mélange.

Chaque départ moteur reçoit un disjoncteur moteur, ou une association disjoncteur, contacteur et relais thermique, ou un variateur avec sa protection amont. Le folio indique le calibre, le câble et sa section, et le retour d’état vers l’automate (contact auxiliaire du contacteur ou du disjoncteur). L’alimentation 24 V de la régulation a son propre départ protégé.

Le régulateur, l’automate et les modules d’entrées/sorties

C’est la partie la plus longue du dossier. On dessine d’abord l’architecture : l’unité centrale ou le régulateur, son alimentation 24 V, les modules d’extension et le bus qui les relie. Puis chaque module a son folio, voie par voie. Les entrées tout ou rien reçoivent les retours de marche, les défauts (thermique, variateur), les pressostats de filtre encrassé, le thermostat antigel, l’ordre d’arrêt de la ventilation venant du système de sécurité incendie. Les entrées analogiques reçoivent les sondes : température d’air ou d’eau (souvent des Pt1000), hygrométrie, pression, en 0-10 V ou 4-20 mA. Les sorties tout ou rien commandent les contacteurs et les pompes ; les sorties analogiques 0-10 V pilotent les vannes, les registres et la consigne des variateurs.

Pour chaque voie, le folio donne le repère du point, le capteur ou l’actionneur, la borne et le câble. On laisse des voies libres en réserve et on vérifie qu’aucun module n’est chargé au-delà de ses voies.

Le bus, la passerelle GTC et la supervision

L’armoire ne travaille pas seule : elle remonte ses points vers la GTC et reçoit des consignes. Le dossier représente donc le réseau : le bus de terrain qui relie régulateur, modules et sondes communicantes (Modbus, BACnet ou KNX selon l’équipement), la passerelle qui traduit vers la supervision, le switch et la liaison Ethernet, l’écran local s’il y en a un, et parfois un onduleur. Ces équipements ont leur alimentation 24 V ou 230 V protégée et leur bornier de bus, séparé du bornier de commande pour limiter les perturbations. Le folio de bus précise l’adresse de chaque équipement, la résistance de terminaison et le raccordement du blindage.

La face avant, les sécurités et le mode manuel

Une armoire CVC doit pouvoir se dépanner sans l’automate. La face avant porte donc, pour chaque équipement important, un commutateur auto/0/manu : en automatique, l’automate commande ; en manuel, le contacteur est forcé ; en 0, l’équipement est arrêté. Le schéma de commande dessine ces commutateurs en série avec les sorties de l’automate, ainsi que les voyants de marche et de défaut. Les sécurités sont câblées en dur, sans passer par le programme : thermostat de sécurité de la batterie électrique, pressostat de manque d’eau, thermostat antigel qui ferme les registres et arrête le ventilateur, arrêt de la ventilation sur ordre du système de sécurité incendie. Le dossier doit montrer ce qui est câblé en dur et ce qui est programmé.

Faire ce schéma avec SchematiX

SchematiX couvre la GTB/CVC : régulation, CTA, chaufferies. On décrit l’armoire dans un formulaire (alimentation, départs, entrées/sorties de l’automate, équipements : réseau, passerelle GTC, onduleur, écran), l’outil contrôle la saisie (calibre, protection, repères, charge des modules d’E/S) et génère le dossier : face avant et implantation, folios de puissance, architecture de l’automate et modules d’E/S, borniers de commande, de bus et de puissance, nomenclature. Sortie en PDF et en DXF, symboles CEI 60617, cartouche sur chaque folio. Comptez 10 à 20 minutes de saisie et environ une minute de génération. Le premier atelier utilisateur est un tableautier GTB/CVC, depuis avril 2026.

SchematiX ne dimensionne pas les protections à votre place et ne remplace pas le programme du régulateur. Essai sur app.schematix.fr.

Construire le schéma d’une armoire CVC ou GTB

  1. Établir la liste des pointsRecenser chaque équipement de la CTA ou de la chaufferie et, pour chacun, ses points : commande, retour de marche, défaut, sondes, consignes analogiques. Cette liste fixe le nombre de voies de l’automate.
  2. Lister les départs de puissancePour chaque moteur ou résistance, noter la puissance, la tension, le mode de démarrage (direct ou variateur), la protection choisie et la section de câble.
  3. Choisir le régulateur et les modules d’entrées/sortiesCompter les entrées et sorties par type (tout ou rien, analogique), ajouter une réserve, et répartir les points sur les modules sans dépasser leur capacité.
  4. Dessiner la puissanceArrivée, protection générale, alimentation 24 V, puis un folio par départ ou groupe de départs avec disjoncteur, contacteur ou variateur, bornes de sortie et câble.
  5. Dessiner la commande et les sécuritésCommutateurs auto/0/manu, voyants, sécurités câblées en dur (antigel, thermostat de sécurité, arrêt ventilation incendie), retours d’état vers l’automate.
  6. Dessiner l’automate voie par voieArchitecture, puis pour chaque module : point, capteur ou actionneur, borne, câble, et adresse si le point est sur le bus.
  7. Dessiner le bus et la passerelle GTCBus de terrain, adresses, terminaison, blindage, passerelle, switch, écran, onduleur, bornier de bus.
  8. Sortir les borniers, la nomenclature et le cartoucheTrois borniers (puissance, commande, bus), nomenclature avec références, indice de révision sur chaque folio, puis PDF pour l’atelier et pour l’intégrateur GTC.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre GTB et GTC ?

La GTB (gestion technique du bâtiment) pilote les équipements techniques : chauffage, ventilation, climatisation, éclairage. La GTC (gestion technique centralisée) est la supervision qui regroupe plusieurs armoires ou plusieurs sites sur un même écran. Dans une armoire, la passerelle GTC fait le lien entre le régulateur et cette supervision.

Que doit contenir le schéma d’une armoire de CTA ?

Les départs de puissance des ventilateurs, de la batterie électrique et des pompes ; l’alimentation 24 V ; le régulateur et ses modules d’entrées/sorties avec chaque sonde, pressostat, registre et vanne ; les sécurités câblées en dur (antigel, thermostat de sécurité, arrêt ventilation incendie) ; les borniers et la nomenclature.

Faut-il représenter les sondes sur le schéma d’armoire ?

Oui. Chaque sonde apparaît sur le folio du module d’entrée qui la reçoit, avec son repère, son type (Pt1000, 0-10 V, 4-20 mA), sa borne et son câble. Sans cela, le câbleur ne sait pas où la raccorder et le programmeur ne sait pas quelle voie lire.

Que représente le folio de bus d’une armoire GTB ?

Les équipements communicants (régulateur, modules déportés, compteurs, variateurs), le type de bus (Modbus, BACnet, KNX), l’adresse de chaque équipement, la résistance de terminaison, le raccordement du blindage, la passerelle GTC et la liaison Ethernet vers la supervision.

SchematiX peut-il générer le schéma d’une armoire de chaufferie ?

Oui, la GTB/CVC (régulation, CTA, chaufferies) fait partie des domaines couverts. On saisit les départs de pompes et de brûleur, les entrées/sorties du régulateur et les équipements de communication ; SchematiX génère les folios, les borniers et la nomenclature en PDF et DXF, sur app.schematix.fr. Les calibres restent ceux que vous saisissez.

Le dossier de schémas de votre armoire, en quelques minutes

Décrivez l'armoire dans un formulaire : SchematiX génère le dossier d'exécution complet (page de garde, folios de puissance, automate et entrées/sorties, borniers, nomenclature) en PDF et en DXF modifiable. Pour les tableautiers GTB/CVC, tertiaire et irrigation.

Essayer sur app.schematix.frRéserver une démo