Le schéma électrique d’une armoire d’irrigation : pompe, vannes, parcelles et automate
Comment faire le schéma électrique d’une armoire d’irrigation avec pompe et électrovannes ?
Le schéma électrique d’une armoire d’irrigation représente l’alimentation, la protection et la commande de la pompe (disjoncteur moteur, contacteur ou variateur, relais thermique), l’alimentation en 24 V des électrovannes de chaque parcelle, les sondes de sécurité (manque d’eau, pression, niveau) et l’organe qui pilote le tout, programmateur ou automate. Il se construit en trois blocs : la puissance, la commande avec les entrées et sorties, les borniers. Chaque pompe, chaque vanne et chaque sonde porte un repère qui se retrouve sur les bornes et dans la nomenclature.
Publié le 14 septembre 2026 · SchematiX
Ce que pilote une armoire d’irrigation
Une armoire d’irrigation alimente et commande une ou plusieurs pompes (pompe immergée de forage, pompe de surface, surpresseur), ouvre et ferme les électrovannes des parcelles ou des secteurs, et surveille l’installation par des sondes. Les électrovannes sont le plus souvent des vannes à solénoïde 24 V AC alimentées par un transformateur dans l’armoire ; les vannes à impulsion (« latch », 9 V DC) se rencontrent sur les programmateurs à pile.
Le pilotage revient soit à un programmateur d’irrigation (stations, sortie de démarrage pompe, entrée sonde de pluie), soit à un automate quand il faut gérer des séquences, des mesures analogiques, une télégestion ou plusieurs pompes.
La partie puissance : arrivée et départ pompe
Le folio de puissance (la page du schéma qui montre les circuits de force) commence par l’arrivée, monophasée pour les petites pompes, triphasée dès que la puissance monte : interrupteur-sectionneur général, protection différentielle prévue par la NF C 15-100, et souvent un parafoudre, car ces armoires sont en zone rurale, en bout de ligne.
Le départ pompe vient ensuite : disjoncteur moteur magnétothermique (Q), contacteur (KM) et, si le disjoncteur ne porte pas le thermique, relais thermique (F). Trois façons de démarrer : direct pour les petites pompes, démarreur progressif ou étoile-triangle pour limiter l’appel de courant des plus grosses, variateur pour réguler la pression ou le débit. Le câble de pompe est souvent long : la section se calcule sur la chute de tension, dans une note de calcul dont le schéma reprend le résultat.
La commande : marche de la pompe et sécurités
Le folio de commande décrit ce qui alimente la bobine du contacteur de pompe. Le circuit part de la commande 24 V (ou 230 V), traverse la chaîne des sécurités et un commutateur Auto / 0 / Manu, puis atteint KM. En automatique, deux logiques : sur un réseau sous pression, la pompe démarre sur le pressostat ou le capteur de pression et s’arrête à la consigne, avec une temporisation contre les démarrages trop rapprochés ; avec un programmateur, sa sortie « démarrage pompe » enclenche KM par un relais, en même temps que les vannes.
Les sécurités à dessiner dans la chaîne : manque d’eau (électrodes de niveau, flotteur ou pressostat mini), défaut thermique (contact 95-96), arrêt d’urgence, défaut variateur. Chaque défaut coupe la bobine, allume un voyant (H) et remonte sur une entrée de l’automate.
Les électrovannes et les parcelles
Chaque parcelle ou secteur a son électrovanne, repérée Y (Y1, Y2…), avec le nom de la parcelle en clair à côté du repère : c’est ce que lira le technicien sur le terrain. Les vannes 24 V AC sont alimentées par un transformateur de commande (T) dont le secondaire est protégé ; sa puissance se choisit d’après le nombre de vannes ouvertes en même temps et la consommation donnée par le fabricant des solénoïdes.
Le câblage vers le terrain suit presque toujours le même principe : un fil par vanne et un commun de retour, repris sur un bornier dédié. Sur de grandes longueurs, la chute de tension en 24 V AC peut empêcher une vanne de s’ouvrir ; la section se vérifie donc aussi.
Programmateur d’irrigation ou automate
Le programmateur d’irrigation convient quand il n’y a qu’une pompe, des cycles fixes et pas de mesure à traiter ; le schéma représente ses bornes (alimentation, sorties de stations, commun, sortie de démarrage pompe vers un relais KA, entrée sonde de pluie). L’automate devient nécessaire pour enchaîner des secteurs selon la pression ou le débit, gérer plusieurs pompes, lire des capteurs 4-20 mA ou piloter l’installation à distance. Le schéma comprend alors l’architecture de l’automate (unité centrale, modules d’entrées et de sorties) et, pour chaque voie, l’adresse, le repère, la borne et le fil.
Borniers, repérage et dossier
Les borniers sont l’interface entre l’armoire et les câbles enterrés. On sépare en général la puissance (bornier XP : arrivée, pompe), la commande (XC : électrovannes, sondes à contact, commutateurs déportés) et les signaux bas niveau ou le bus (XB : capteurs analogiques, communication). Le plan de bornes reprend, borne par borne, la destination sur le terrain. Le dossier complet contient la page de garde, la légende, la face avant et l’implantation, les folios de puissance et de commande, l’architecture de l’automate ou les bornes du programmateur, les borniers et la nomenclature.
Faire ce schéma avec SchematiX
SchematiX génère le dossier de schémas d’une armoire d’irrigation (pompes, vannes, parcelles) à partir d’un formulaire rempli sur app.schematix.fr : affaire, alimentation, départs, entrées et sorties de l’automate, équipements, conventions de dessin. L’outil contrôle la saisie (calibre trop faible pour la puissance, départ sans protection, repère en double, module d’E/S surchargé) puis produit le dossier en PDF et en DXF : folios de puissance, architecture de l’automate, borniers XC, XB, XP, nomenclature, face avant. SchematiX ne dimensionne pas la pompe, les câbles ni les protections, et le dossier n’est pas une attestation de conformité. Voir aussi comment faire un schéma d’armoire électrique.
Construire le schéma d’une armoire d’irrigation
- Lister les équipementsRelever les pompes (puissance, tension, mode de démarrage), le nombre de parcelles et de vannes, le type de solénoïde, les sondes (pression, niveau, débit, pluie) et l’organe de pilotage, programmateur ou automate.
- Définir l’alimentationNoter l’arrivée (mono ou tri, puissance disponible), l’interrupteur-sectionneur général, la protection différentielle et, si nécessaire, le parafoudre.
- Dessiner le départ pompePlacer le disjoncteur moteur, le contacteur ou le variateur, le relais thermique s’il est séparé, puis le câble avec sa section issue de la note de calcul.
- Prévoir l’alimentation de commandeAjouter le transformateur 230/24 V AC pour les vannes et, selon l’armoire, une alimentation 24 V DC pour l’automate et les capteurs, chacune avec sa protection au secondaire.
- Écrire la commande de la pompeTracer la chaîne des sécurités (arrêt d’urgence, manque d’eau, défaut thermique, défaut variateur) devant la bobine du contacteur, le commutateur Auto / 0 / Manu, le pressostat ou le relais de démarrage du programmateur, et les voyants.
- Dessiner les départs vannesCréer une sortie par parcelle avec le repère Y, le nom de la parcelle, la station ou la sortie automate qui la commande, le commun de retour et la borne de sortie.
- Établir la liste des entrées et sortiesAffecter chaque sécurité, retour de marche, capteur et vanne à une voie de l’automate ou du programmateur, avec adresse, repère, borne et fil.
- Construire les borniers et la nomenclatureRépartir les bornes entre XP, XC et XB, numéroter les fils, renseigner le cartouche de chaque folio et relire la cohérence des repères entre puissance, commande, borniers et nomenclature.
Questions fréquentes
Quelle tension pour les électrovannes d’une armoire d’irrigation ?
La plupart des électrovannes d’irrigation raccordées à une armoire fonctionnent en 24 V AC, fournis par un transformateur de commande placé dans l’armoire. Les vannes à impulsion 9 V DC (dites latch) équipent surtout les programmateurs autonomes à pile. La fiche du fabricant du solénoïde donne la tension et la consommation à retenir.
Comment protéger une pompe d’irrigation contre le manque d’eau ?
On place dans la chaîne de commande du contacteur une sécurité manque d’eau : électrodes de niveau ou flotteur dans le forage ou la bâche, ou pressostat mini à l’aspiration. Son contact coupe la bobine du contacteur, un voyant signale le défaut et l’information remonte sur une entrée de l’automate.
Faut-il un variateur de vitesse pour une pompe d’irrigation ?
Pas toujours. Le démarrage direct suffit pour les petites pompes ; le démarreur progressif ou l’étoile-triangle limite l’appel de courant des pompes plus puissantes. Le variateur se justifie pour maintenir une pression constante ou adapter le débit au nombre de secteurs ouverts. Le choix dépend de la pompe, du réseau et de la puissance disponible.
Programmateur d’irrigation ou automate : lequel choisir pour l’armoire ?
Un programmateur d’irrigation convient pour une pompe, des cycles fixes par station et une sonde de pluie. Un automate devient utile pour enchaîner les secteurs selon la pression ou le débit, gérer plusieurs pompes, lire des capteurs 4-20 mA ou piloter l’installation à distance. Dans les deux cas, le schéma détaille chaque entrée et sortie avec sa borne.
Le dossier de schémas de votre armoire, en quelques minutes
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